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mardi 1 mai 2012

CHASSEUR A CHEVAL SECOND EMPIRE

Iconographie, chasseur à cheval second empire.
Illustration de A.Gardanne
Collection A.BERIZZI. 
Voici représenté sur ce dessin original, un chasseur à cheval, dans sa tenue de campagne, que l'on pourrait rapprocher des pièces de Louis Klauth sur les chasseurs à cheval. La silhouette de ce soldat est représentative de cette troupe. Le talpack au pompon rouge, porte le numéro du régiment. 

Chasseur à cheval - Coll.A.Berizzi
Chasseur à cheval - Illustration de Boisselier d'après Lalaisse

dimanche 27 novembre 2011

LES MOBILES PENDANT LA GUERRE DE 1870

Henry Boisselier, gardes mobiles : Guerre 1870-1871 
Gouaches originales.
Collection Alain Berizzi .
Nouvelle illustration de Boisselier sur cette troupe qui prit part à de nombreux combats pendant la guerre de 1870/1871. Sujet que nous avons présenté dans un article précédent,  le "moblot".
Mobile Armée du Nord 1870-71
Remerciement spécial, à F.Delamare, qui m'a permit d'y avoir accès gracieusement, suite à nos diverses discussions sur le sujet. 

samedi 5 novembre 2011

UNIFORME DU SECOND EMPIRE - HENRY BOISSELIER - GARDE MOBILE

Henry Boisselier, gardes mobiles : Guerre 1870-1871
Gouaches originales. Tambour - Capitaine - Garde
Collection particulière .


Issue d'un série de gouaches de Henry Boisselier sur l'armée française du Second Empire, voici représentées les gardes nationales. 

"Loi du 1er février 1868 - Décision du 15 mai 1868.
Tunique bleu foncé croisant par 2 rangées de 5 gros boutons, sans taille (…) Collet garance, passepoilé du fond, échancré à angles arrondis, garni d'une agrafe au pied, doublé du fond avec piqûre au milieu dans toute la longueur. Parements droits en drap garance, sans passepoils, fente ou boutons. Pattes d'épaules à tê Pantalon te arrondie, avec extrémité opposée, prise dans la couture d'emmanchure (…). Boutons en cuivre tomback, empreints d'un aigle et de l'inscription : Garde Nationale Mobile. en drap gris de fer bleuté, orné sur les coutures latérales extérieures d'une bande de drap garance large de 40 millimètres ; tombe droit et sans plis, assez ample. Képi. Turban et calot en drap bleu foncé, bandeau garance, visière en cuir noir verni sans jonc ni bordure, coiffe intérieure en peau de mouton grenée (…). Cocarde en fer blanc, peinte aux trois couleurs nationales avec, au milieu, un bouton en cuivre (...). En grande tenue, plumet formé de 7 à 8 plumes de coq noir vert de 210 mm de haut, non flexible et s'inclinant vers la gauche (…)" 

Lienhart et Humbert - "Les uniformes de l'armée française" - Tome 5  - (page 56/59) - 1906 Ruhl Editeur.

LES MOBILES PENDANT LA GUERRE DE 1870

Henry Boisselier, gardes mobiles : Guerre 1870-1871 
Gouaches originales.
Collection Alain Berizzi .

Issues d'une série de gouaches de Henry Boisselier sur le thème des gardes mobiles, ces trois planches originales nous donnent l'occasion de présenter quelques figurines de carte sur le même sujet. Les gardes nationales mobiles du Second Empire.

Sous-lieutenant - Garde Mobile de Bretagne - Armée de Paris 1870-71
Mobile du Doubs - Armée de l'Est 1870-71
Garde Mobile  - Armée de Paris 1871

Provenant du lot découvert à Noël dernier, ces figurines peintes à la main, sur base de figurines imprimées, donnent un point de vue sur la tenue portée par les Gardes Nationales Mobiles approximativement vers 1868.
Garde Nationale Mobile 1870  - Chef de Bataillon - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Capitaine adjudant major - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Capitaine - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Adjudant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Lieutenant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Sous lieutenant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Sous lieutenant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Tambours - Coll. Alain Berizzi
Les tambours et clairons portent autour du collet et des parements la galon tricolore, comme pour les tambours et clairons d'infanterie.
Garde Nationale Mobile 1870  - Garde Mobile - Coll. Alain Berizzi

samedi 6 août 2011

UNIFORME DU SECOND EMPIRE - HENRY BOISSELIER

Lancier de la Garde Second Empire. Brigadier Sapeur tenue de Campagne 1859 
Lancier. Henry Boisselier.
Collection particulière. 
Nous avons présenté dans un article précédent, les Sapeurs des Lanciers de La Garde Impériale Second Empire de Louis Klauth. Voici ici la représentation que fait Henry Boisselier, dans son étude sur les uniformes du second empire, du sapeur "nègre" en tenue de campagne.
A noter que le sapeur de Klauth est barbu. Louis Klauth a t'il volontairement mis la barbe "attribut" des sapeurs à l'ensemble de ses figurines, comme un fait qui va de soit ? 



dimanche 5 juin 2011

Henry Boisselier

Cuirassier. Cavalier en tenue de campagne 1870 
Cuirassier. Henry Boisselier.
Collection particulière. 
Henry Boisselier a fait une belle étude sur les troupes du Second Empire, un peu à la façon des Petits Soldats De Strasbourg. Chaque personnage est représenté sur un petit plot, dans ses diverses tenues de campagne ou de parade, aux différentes périodes de l'empire. Chaque unité est représentée, en détail, un remarquable travail, qu'une connaissance, collectionneur, m'a fait le plaisir de me mettre à ma disposition pour un usage personnel, et de me permettre d'en utiliser quelques exemples qui pourraient agrémenter les sujets présentés sur ce blog. Je souhaite encore ici l'en remercier.




Extrait de "Dans la mêlée" de G. de Moussac. (Journal d'un cuirassier de 1870-1871. De Reichshoffen à Sedan. 1910.

"Nous commencions à entendre siffler les balles ; nous apprîmes là ce que l'on appelle le salut à la balle ; instinctivement un grand nombre d'entre nous baissaient la tête au sifflement. Nous montons à cheval et, un peu après, quelques obus viennent tomber dans les alentours ; il en tomba un en plein milieu de l'escadron : la terre était assez meuble et détrempée, il s'enfonça sans éclater et les hommes, qui s'étaient écartés à l'arrivée du voisin gênant reprirent confiance. (...) La ferme d'Elsasshausen et le hameau occupés par les zouaves et les tirailleurs algériens furent, sous nos yeux, pris par les Bavarois, repris par nos tirailleurs, et enfin tombèrent entre les mains de l'ennemi. (...) Le régiment était formé en bataille, lorsqu'un obus, arrivant droit sur notre colonel et éclatant à ce moment, lui emporta la tête devant le front de son régiment, coupe le poignet du capitaine Blum, commandant le 4e escadron, et tue le maréchal des logis trompette Félix et son cheval, ainsi que deux hommes et chevaux du 4e escadron qui était à notre gauche. (...) C'est la légende, qui raconte que notre colonel eut la tête enlevée dans la charge et que son corps fut emporté par son cheval dans les rangs de l'ennemis.(...)
  

lundi 21 mars 2011

Henry Boisselier

Extrait de la biographie de Boisselier rédigée et publiée dans "La Garde Impériale et ses uniformes" par Yves Martin (éditions LCV)
Henry Boisselier est né à Paris le 13 avril 1881 dans une vieille famille d’artistes et artisans installé dans la capitale depuis la Régence. Son père a fait la guerre de 1870, cela ne sera pas sans importance plus tard. 
Il étudie à l’école Boule et devient ciseleur d’art. Comme tant d’autres, il est piqué par la passion de la chose militaire. Après tout, le jeune Boisselier est dans le Paris de la belle époque, celui de “la revanche” où le militaire est roi. 
C’est aussi la belle époque des amateurs de militaria. Les collectionneurs y sont nombreux et leurs collections sublimes. En cet âge où le seul moyen d’avoir la copie d’un document est d’en faire une copie à la main, la demande pour des planches originales, bien documentées et à la tournure artistique existe au sein de ces cénacles avisés.
Boisselier accumule la documentation. Il fréquente les amateurs, les chercheurs tels Bucquoy, Léonce Bernardin, Fallou, Margerand. 
“C’est au hasard d’une rencontre vers 1908 dans un petit magasin de cartes postales de la rue de Richelieu que je dus de faire connaissance avec Boisselier, et dès l’abord, nous sympathisâmes. Cet excellent homme, mon cadet de quelques mois, peut se vanter d’une rare performance dans le panier de crabes de l’uniformologie: on n’entend jamais dire du mal de lui...Toutes les collections de notre temps contiennent quelques-unes de ces innombrables aquarelles sans prétention signées Boisselier, mais où le militaire a toujours d’une façon si juste “la gueule” et la silhouette de son époque en même temps que l’uniforme rigoureusement exact qui lui convient.” (Commandant Bucquoy - 1953)
Bucquoy lui confia ainsi très vite certaines de ses séries de cartes. Boisselier illustrait à merveille “l’homme” seul ou à la limite en petits groupes. Rarement, il dessine un cheval - même s’il en est parfaitement capable. Sa préférence va au fantassin. 
Il accumule tout au long des années une étonnante documentation. Comme tous ses confrères, il réalise des sortes de planches “maîtres” qu’il conserve dans de volumineux classeurs. Certains de ceux-ci sont encore visibles dans certaines collections où le hasard des ventes aux enchères les ont fait atterrir. On y constate l’universalité de ses centres d’intérêt. 
Contrairement aux autres artistes français, il se distingue par sa curiosité envers les armées étrangères. Il correspond avec d’autres artistes et chercheurs militaires européens: Le révérend Percy White en Grande-Bretagne, Winand Aerts en Belgique, et, évidemment Herbert Knötel en Allemagne. Il réalise quelques planches pour les “neue Folge” (nouvelles séries) de l’Uniformenkunde qu’Herbert Knötel publie afin de poursuivre l’oeuvre monumentale de son père.
Toute sa vie, Boisselier va conserver une caractéristique: son étonnante capacité de travail et surtout une incroyable rapidité d’exécution. On cite l’anecdote suivante à ce propos: un marchand parisien avait acquis un manuscrit rare mais à un prix inabordable pour tous, sauf de fortunés collectionneurs. Il l’exposait dans sa vitrine, à livre ouvert, afin d’appâter le chaland collectionneur. Boisselier soudoya un vendeuse du magasin et celle-ci tournait les pages dudit manuscrit, alors que Boisselier assis sur un banc face à la vitrine les copiait. Le manuscrit eût vite fait de rejoindre la documentation du peintre...
Les témoignages des amateurs qui ont connu Boisselier sont unanimes, il lui fallait tout au plus 15 à 20 minutes pour réaliser un de ses personnages.
Entendons-nous, il y a plusieurs “types” de gouaches de Boisselier. Les travaux d’avant la seconde Guerre Mondiale sont en général très léchés. Boisselier maîtrisait superbement la plume et la gouache. Il savait être d’une extrême précision. Ces planches sont souvent sur de l'excellent papier. Leur taille peut varier: grande ou au contraire petit format, mais le format type cahier, proche du A4 semble n'avoir été adopté qu'après 1945.
Après-guerre: il produit beaucoup, très vite , trop vite peut-être. Les planches y perdent en précision, mais en aucun cas le travail n’est bâclé sur le plan de la recherche. Presque toutes les planches de Boisselier connues comportent de rigoureuses indications de sources. 
Pour le 1er Empire, on le verra, elles sont variées. Il fait appel aussi bien à l’iconographie contemporaine (planches de Martinet, Jean, Genty etc.) qu’aux mémorialistes, archives et surtout collections alsaciennes.
Sa prédilection semble avoir été pour le 2nd Empire. Il disposait de par son père et de par ses contacts avec le peintre alsacien Nussbaum (autre vétéran de 70) d’une vaste et précise documentation. Il réalisa ainsi pendant la guerre une somptueuse série sur les armées de Napoléon III. On dit que ce fut une commande d’un officier de la Wehrmacht qui jamais ne vint la chercher, perdu en Russie, ou en Normandie...Toujours est-il que cette série resta en France et doit être dans une collection aujourd’hui. 
À la fin des années 40 et dans les années 50, Boisselier produit de nombreuses et longues séries de planches pour les collectionneurs. Beaucoup seront calquées par Claude Achard et son fils dans les années 60 et 70 puis publiées sous forme de planches en noir et blanc à colorier. Cela a permis à toute une génération d’amateurs de découvrir un savoir et des sources autrement inaccessibles.
Citons quelques unes des plus importantes (en nombre de planches) de  ces séries (toutes ne furent pas calquées) 
L’armée Napolitaine de la république Parthénopéenne puis sous les Rois Joseph et Murat
L’armée de Jérôme, Roi de Westphalie
Les armées de la Confédération du Rhin
Les armées Italiennes sous la révolution et l’Empire
L’armée prussienne en 1815
L’armée Anglo-Hanovrienne en 1815
Plusieurs séries sur les armées françaises et leurs alliés en Espagne 
Par ailleurs, le hasard de la chîne nous ont fait croiser:
  • une série sur les armées françaises de l’ancien régime
  • une série sur les gardes bourgeoises de villes de l’ancien régime au 19e siècle
  • une série sur le 2nd Empire dans le style des petits soldats d’Alsace
  • une série sur les troupes coloniales françaises les plus exotiques (cipayes, Tonkin, Levant etc.)
Etc.
Plusieurs séries de Boisselier se trouvent au sein de la collection Brown. Elles reprennent certains des thèmes évoqués ci-dessus: Westphalie, Espagne, Second Empire, mais aussi Restauration. Elles sont toutes réalisées de la même façon: planches à l’Italienne avec entre 4 et 6 personnages par planches. Contrairement aux autres séries connues, il n’y a aucune légende ou mention de sources de la main de Boisselier. Au revers de la planche figure la légende sur une étiquette tapuscrite. 
Nous n’avons pu déterminer si ces séries furent une commande de Mme Brown. C’est possible, car elle voyageait souvent à Paris et y séjournait assez longtemps. Elle y a très probablement rencontré Boisselier. Il se peut aussi que ces séries aient fait partie de commandes effectuées par des officiers allemands pendant la guerre et achetées par son mari alors qu’il se trouvait à Paris auprès d’Eisenhower en 1945.
Lorsque la Société des Collectionneurs de Figurines Historiques  décide, après la guerre d’inclure des planches à colorier, Boisselier entreprend une collaboration régulière (La SCFH, fondée avant-guerre a fusionné en 1970 avec La Sabretache qui a d’ailleurs à cette occasion adopté le format du bulletin, et donc la publication périodiques de planches uniformologiques). Il contribue avec des séries de planches et des études souvent rédigées avec ses partenaires de recherche: le commandant Bucquoy et le Lieutenant-Colonel Darbou. Il participe aussi régulièrement aux réunions de cette association avec un autre artiste, lui aussi quelque peu oublié, Pierre-Albert Leroux.
Au début de l’année 1959, Leroux, ancien combattant de la grande guerre décède. Boisselier lui-même, âgé de 78 ans est alors assez malade mais semble se remettre. Il participe activement à une réunion de la SCFH le 12 septembre. Puis, le 15 septembre alors qu’il travaillait à des planches pour la SCFH, il meurt brutalement.
Ses archives sont rachetées par un collectionneur de Montargis. Au décès de celui-ci, sa collection est dispersée, aujourd’hui on retrouve au gré des collections les gros classeurs de travail d’Henry Boisselier. Sa production ayant été énorme, il n’est pas rare de croiser au détour d’une brocante ou sur eBay, une gouache ou un dessin de Boisselier et parfois, avec de la chance, des séries complètes.
Puisse cette première publication mieux le faire connaître et en permettre d’autres dans l’avenir.
Sources:
Commandant Bucquoy: Bréviaire du collectionneur d’uniformes 1953
R.Philippot: Henry Boisselier, SCFH Bulletin N°6, Novembre 1959