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dimanche 27 novembre 2011

LES MOBILES PENDANT LA GUERRE DE 1870

Henry Boisselier, gardes mobiles : Guerre 1870-1871 
Gouaches originales.
Collection Alain Berizzi .
Nouvelle illustration de Boisselier sur cette troupe qui prit part à de nombreux combats pendant la guerre de 1870/1871. Sujet que nous avons présenté dans un article précédent,  le "moblot".
Mobile Armée du Nord 1870-71
Remerciement spécial, à F.Delamare, qui m'a permit d'y avoir accès gracieusement, suite à nos diverses discussions sur le sujet. 

dimanche 6 novembre 2011

LES MOBILES PENDANT LA GUERRE DE 1870 ICONOGRAPHIE

Gardes mobiles : Guerre 1870-1871 
Illustrations diverses.
Collection Alain Berizzi .
Officier de la Garde Mobile du Haut Rhin.
Frédéric Regamey - "Les garnisons d'Alsace"
Article tiré de Wikipédia : "Sous le Second Empire, le patriotisme était très exacerbé, la conscription était un moment clé de la vie des jeunes gens. Les conseils de révision fonctionnaient à l'appui d'un tirage au sort. Ceux qui avaient tiré les bons numéros étaient incorporés dans l'armée active. C'était un grand honneur dans le contexte de l'époque et les conscrits faisaient 7 ans de service. Ceux qui n'avaient pas tiré les bons chiffres et bien que reconnus aptes à servir, allaient rejoindre la Garde mobile. On pouvait aussi, par une sorte d'échange, se faire remplacer : celui qui était bon pour l’armée pouvait proposer sa prérogative à un conscrit moins chanceux et volontaire pour le service actif ; parfois, l'affaire se monnayait. Les jeunes hommes qui se trouvaient basculer dans le camp de la garde mobile effectuaient 5 ans. Étaient ainsi mises sur pied des unités d'infanterie et d'artillerie correspondant aux circonscriptions de l'administration civile. 


Chaque ville, d'une certaine importance, avait ses mobiles. Les cadres étaient choisis, en général, au sein de la notabilité locale. Les « Moblots » comme parfois on les appelait, étaient équipés par l'administration civile ; pour les uniformes par exemple, la ville fournissait le drap et chacun devait passer chez le tailleur local. Il n'était pas rare que certains gardes paient de leurs deniers certaines fournitures. Administrativement, le tout était regroupé en unités départementales (exemple : Mobiles du Doubs, de la Haute-Saône, de la Loire, etc…). L'ensemble au niveau de la Nation, formait une masse de réserve (environ 600 000 hommes). Elle permettait au gouvernement de multiplier (en théorie) par deux, les effectifs de son armée mise sur le pied en cas de guerre. Mais l'application se révélait difficile par le fait de devoir donner régulièrement l'instruction à toutes ces formations civiles. 


Le maréchal Niel, le créateur de la garde mobile, avait prévu 15 exercices annuels, chacun d'une durée de 24 heures. Ce programme, déjà assez réduit, fut plus ou moins suivi. La Garde Mobile se trouvait alors représenter à elle seule l'essentiel des forces armées françaises. C'est avec cette ultime ressource que la Nation, devenue républicaine, opposa à l'envahisseur une résistance militaire prolongée durant six mois. Le courage, l'abnégation, l'héroïsme, en dépit de son impréparation à la guerre, sont à mettre au crédit de ces unités que l'on qualifiera de « paramilitaires ». Lorsque le conflit éclata en juillet 1870, la Garde Mobile, ne parvenait pas à s'organiser, ne figurait sur les registres que pour mémoire (déclaration du maréchal Le Bœuf, ministre de la guerre en 1870).

Siège de Strasbourg. Garde Mobile
Frédéric Regamey - "Les garnisons d'Alsace"


Les Mobiles étaient médiocrement armés et entraînés. Les unités manquaient souvent de cohésion et d'instruction ; elles étaient encadrées et disciplinées d'une façon très variable mais presque toujours insuffisante. Or, deux mois après la défaite, les combats avaient englouti les 9/10e de l'armée régulière. À Belfort, pendant le siège tenu par les troupes prussiennes du général de Werder, 12 800 mobiles constituaient la garnison. Cela représentait les 3/4 de l'effectif. Les troupes défendirent la place pendant plus de trois mois, du 4 novembre 1870 au 18 février 1871. Les mobiles ont monté la garde, servi les canons, remué la terre et manié la pelle sur les remparts du château, de la Miotte, de la Justice, des Perches… Ils ont organisé puis disputé à l'ennemi ses positions extérieures de Valdoie, de Pérouse -Danjoutin - Cravanche, etc. Ils ont participé aux "sorties" sur Bessoncourt, Chèvremont, Andelnans, etc. Ils ont subi, jour et nuit, un intense bombardement déclenché le 7 décembre 1870. Les troupes ont follement espéré lorsque l'armée de secours de Bourbaki avait atteint la Lizaine, près de Montbéliard-Héricourt. En dépit de la retraite, elles ont néanmoins continué à combattre. Les formations de Mobiles disparurent après le conflit pour faire place à des unités composées de réservistes, formés et encadrés par le Service des Armées."


Garde Nationale Mobile
Rozat de Mandres - "La France en campagne"

Garde Nationale Mobile
Rozat de Mandres - "La France en campagne"

samedi 5 novembre 2011

UNIFORME DU SECOND EMPIRE - HENRY BOISSELIER - GARDE MOBILE

Henry Boisselier, gardes mobiles : Guerre 1870-1871
Gouaches originales. Tambour - Capitaine - Garde
Collection particulière .


Issue d'un série de gouaches de Henry Boisselier sur l'armée française du Second Empire, voici représentées les gardes nationales. 

"Loi du 1er février 1868 - Décision du 15 mai 1868.
Tunique bleu foncé croisant par 2 rangées de 5 gros boutons, sans taille (…) Collet garance, passepoilé du fond, échancré à angles arrondis, garni d'une agrafe au pied, doublé du fond avec piqûre au milieu dans toute la longueur. Parements droits en drap garance, sans passepoils, fente ou boutons. Pattes d'épaules à tê Pantalon te arrondie, avec extrémité opposée, prise dans la couture d'emmanchure (…). Boutons en cuivre tomback, empreints d'un aigle et de l'inscription : Garde Nationale Mobile. en drap gris de fer bleuté, orné sur les coutures latérales extérieures d'une bande de drap garance large de 40 millimètres ; tombe droit et sans plis, assez ample. Képi. Turban et calot en drap bleu foncé, bandeau garance, visière en cuir noir verni sans jonc ni bordure, coiffe intérieure en peau de mouton grenée (…). Cocarde en fer blanc, peinte aux trois couleurs nationales avec, au milieu, un bouton en cuivre (...). En grande tenue, plumet formé de 7 à 8 plumes de coq noir vert de 210 mm de haut, non flexible et s'inclinant vers la gauche (…)" 

Lienhart et Humbert - "Les uniformes de l'armée française" - Tome 5  - (page 56/59) - 1906 Ruhl Editeur.

LES MOBILES PENDANT LA GUERRE DE 1870

Henry Boisselier, gardes mobiles : Guerre 1870-1871 
Gouaches originales.
Collection Alain Berizzi .

Issues d'une série de gouaches de Henry Boisselier sur le thème des gardes mobiles, ces trois planches originales nous donnent l'occasion de présenter quelques figurines de carte sur le même sujet. Les gardes nationales mobiles du Second Empire.

Sous-lieutenant - Garde Mobile de Bretagne - Armée de Paris 1870-71
Mobile du Doubs - Armée de l'Est 1870-71
Garde Mobile  - Armée de Paris 1871

Provenant du lot découvert à Noël dernier, ces figurines peintes à la main, sur base de figurines imprimées, donnent un point de vue sur la tenue portée par les Gardes Nationales Mobiles approximativement vers 1868.
Garde Nationale Mobile 1870  - Chef de Bataillon - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Capitaine adjudant major - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Capitaine - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Adjudant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Lieutenant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Sous lieutenant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Sous lieutenant - Coll. Alain Berizzi
Garde Nationale Mobile 1870  - Tambours - Coll. Alain Berizzi
Les tambours et clairons portent autour du collet et des parements la galon tricolore, comme pour les tambours et clairons d'infanterie.
Garde Nationale Mobile 1870  - Garde Mobile - Coll. Alain Berizzi