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lundi 11 novembre 2013

JULES SCHNEIDER, OFFICIER COLONEL D'INFANTERIE DE MARINE 1845

Officier - Colonel d'infanterie de Marine 1845. 
Petits Soldats de Strasbourg par Jules Schneider. 
Collection Musée de l'Image Populaire de Pfaffenhoffen (photo Annabelle Durupt)


Jules Schneider - Officier d'Infanterie de Marine -1845
Collection Musée de l'Image Populaire de Pfaffenhoffen (photo Annabelle Durupt)
Pièce intéressante de Jules Schneider, présentée lors de l'exposition "Sonnez Trompettes", elle montre l'état d'avancement de la mise en couleur d'une figurine. Comme nous le présentions dans l'article sur Jules Schneider, les troupes de Louis Philippe ont été le sujet de prédilection de J.Schneider. 

Colonel d'infanterie de Marine : Tunique comme la troupe, en drap fin ; la doublure intérieure du collet est en velours noir ; ancres du collet brodées en or ; boutons dorés. Épaulettes d'or, à franges mates, en or, suivant le grade. Hausse-col en cuivre doré, ornement en argent représentant une ancre couronnée sur quatre drapeaux entourés de lauriers. Gants blancs. Cravate en soie noire. Schako comme celui de la troupe ; le bourdalou est en velours noir ; le cordonnet d'assemblage sur le derrière du shako est en or ; galon de pourtour en or. Plumet de grande tenue pour les officiers supérieurs, en plumes de coq flottantes tricolores, retombant sur la visière, le bleu à la partie flottante, olive en or. Aigrette en héron blanc, avec rangée de petites plumes tricolores à la base et olive en or pour le colonel . 
Jules Schneider - Détail - Officier - Colonel d'Infanterie de Marine -1845
Collection Musée de l'Image Populaire de Pfaffenhoffen (photo Annabelle Durupt)

Fusilier d'Infanterie de Marine -1846/1848
Dessin de Henry Boisselier  - Le Passepoil Revue  1935/3
Fusilier d'infanterie de Marine : "Tunique bleu foncé ; passepoil du collet, des devants et des parements et ornement du collet écarlates ; boutons en cuivre. Contre épaulettes bleu foncé, liserées d'écarlate, tournantes écarlate ; brides bleu foncé liserées d'écarlates. Pantalon gris bleuté, bande écarlate. Schako bleu foncé, galon et chevrons écarlates ; plaque, chainette et boutons cuivre. Pompom bleu foncé, écarlate ou jonquille (suivant le régiment) avec numéro en cuivre. Ceinturon, bretelles de sac, guêtres et gants blancs. Plaque et coulants de ceinturon en cuivre. Etui de sac rayé blanc et bleu. Bretelle de fusil en cuir blanc. Porte baïonnette noir à bout en cuivre. Sac en peau noire." Le Passepoil - Article du Capitaine Darbou et Boisselier.

Une ordonnance royale du 1er juillet 1845 prescrivait un changement complet de la tenue. Le nouvel uniforme est décrit dans tous ces détails par le règlement du 31 décembre 1845. Il donna à l'infanterie de marine un aspect se rapprochant des chasseurs à pied.
Infanterie de Marine -1846 - Tête de colonne.
Sergent de Fanfare - Musicien - Sapeur - Chef de Musique.
Dessin de Henry Boisselier  - Le Passepoil Revue  1934/1
Je conseille sur le sujet la lecture du carnet de la Sabretache n°spécial 1986, sur les troupes de marine 1622-1900. Mais aussi la belle étude sur les Uniformes des Troupes de la Marine et des Colonies depuis 1814, dans les carnets du Passepoil, de 1933 à 1950. 

dimanche 10 novembre 2013

JULES SCHNEIDER, PEINTRE DE PETITS SOLDATS DE STRASBOURG - GARDE IMPERIALE SECOND EMPIRE

Diverses troupes de la Garde Impériale Second Empire. 
Planche dessinée par Jules Schneider. 
Collection particulière.

Jules Schneider au Musée Historique de la Ville de Strasbourg 1951.
Né en 1871 à Strasbourg, mort en 1962. Comptable aux Grands Moulins de Strasbourg. Il est l’élève de Henri Ganier Tanconville, et est d’abord un peintre de Petits Soldats de Strasbourg. Pour cela il fait imprimer des modèles après les avoirs dessinés. Son oeuvre se caractérise par une grande précision et de la recherche du détail. Il peignit environ
3 000 petits soldats. On le voit ici, lors d'une exposition rétrospective au Musée Historique de le Ville de Strasbourg en 1951.
Jules Schneider - Planche au trait d'unité de la Garde Impériale Second Empire.
Article de Jacques Sauter dans la revue de la Sabretache (n°128) (1996) sur le sujet.
Cet article comporté 2 planches en noir et blanc, sur base des dessins de Jules Schneider.

"(…) né a Strasbourg au lendemain de l'annexion, en 1871. C'est très tôt qu'il se passionna pour les petits soldats, assurément avant la Première Guerre Mondial. Il fut encouragé et aidé par le délicieux artiste que fut Henri Ganier (Tanconville). Ce dernier était à cette époque un peintre militaire à la renommée déjà bien établie. Auteur de nombreux ouvrages et planches illustrant des recueils militaires (…).Tanconville avait le désir de maintenir cette tradition strasbourgeoise du petit soldat peint à la main, et il aida Jules Schneider dans ses débuts, comme il l'avait fait pour d'autres amateurs qui devinrent par la suite des peintres dont le nom reste attaché à cette production si typiquement strasbourgeoise.(…) On retrouve au Cabinet des Estampes des Musée de la Ville de Strasbourg une dizaine de planches en noir et blanc dessinées par J.Schneider, représentant des cavaliers et des soldats du Second Empire. Les figurines, la plupart en marche et de profil, se distinguent de la production strasbourgeoise traditionnellement figée de face et au garde-à-vous. Mais il étonnant de constater que ces sujets n'ont pas été peint et que l'oeuvre de J.Schneider est consacrée exclusivement à l'armée française de Louis Philippe. Par contre,il ne reste, à notre connaissance, aucune feuille en noir et blanc finalement choisie par le collectionneur. Le clou de cet ensemble est certainement l'artillerie de 1832 qui comporte près de 200 pièces avec l'état major, fanfare, attelages avec canons, caissons, forges de campagne, fourgons, etc… À une époque où la documentation se trouvait entre les mains de quelques rares privilégies, cette reconstitution minutieuse exigea des années de travail et de recherches. Pour les attelages, roues et affûts, il s'agit d'assemblage de pièces dessinées et découpées à part. Ce procédé donne un effet de perspective tout a fait original. Le peintre n'eut cependant jamais la joie d'admirer cet ensemble au défilé, car i se déploie sur une longueur d'environ huit mètres. Le Musée Historique de Strasbourg présente en exposition permanente le premier ensemble peint par J.Schneider.(cet ensemble n'est plus visible actuellement) Il représente en 300 figurines environ le corps militaire des Corporations strasbourgeoise constitué à l'occasion de la visite du roi Louis XV à Strasbourg en 1744. Là encore, ce travail ne fût mené à bonne fin qu'après de fastidieuses recherches et un souci de la vérité qui donne a ce travail un intérêt historique incontestable. (…) Car Schneider était le peintre du détail. On se retrouve en présence de ses réalisations, en face de véritables miniatures qui surpassent, et de loin, les ensembles réalisés auparavant. Le découpage, qui demande tant d'application, est absolument parfait, ainsi que la rigidité des personnages sur leur plot. Notre peintre, à défaut du matériel sophistiqué dont nous disposons aujourd'hui, utilisait une simple lame de canif finement aiguisée. Il avait découpé tant de figurines qu'à la fin de sa vie la phalange de son index en était toute déformée. Il faut dire que J.Schneider fut un passionné des petits soldats. Ses enfants se souvenaient des soirées entières passées par leur père à peindre et à découper sous la lampe à pétrole. Comptable aux grands moulins de Strasbourg, il consacrait à sa collection absolument tous ses loisirs. Même après le repas de midi, le court intervalle dont il disposait avant de reprendre le chemin du bureau était consacré à la peinture, comme bien sûr tous les dimanches. C'est ainsi qu'il réalisa la magnifique collection d'environ 3 000 figurines qui se trouve actuellement entre les mains de ses descendants, hormis l'ensemble que possède le Musée Historique. J.Schneider décéda en 1962 à l'âge de quatre-vingt-onze ans. S'il avait renoncé à peindre dans les dernières années de sa vie, c'est parce qu'il était conscient de n'avoir plus la sûreté de main nécessaire pour produire des pièces de qualité. Par contre il montrait volontiers sa collection aux amis et livrait aisément ses recettes. Les peintres d'autrefois utilisaient exclusivement la gouache qui à l'époque, se vendait en poudre. Il en résultait de savants mélanges pour obtenir les coloris désirés. Certains rouges ou bleus servent à eux seuls de signature pour identifier leur utilisateur. Cette particularité se retrouve dans la plupart des collections, notamment dans la collection Carl qui est plus ancienne, mais dont les coloris ont conservé un éclat incomparable." 
  
Jules Schneider - Chasseur à Pied
de la  Garde Impériale Second Empire.
Jules Schneider - Grenadier à Pied
de la  Garde Impériale Second Empire.
Jules Schneider - Voltigeur
de la  Garde Impériale Second Empire.
Jules Schneider - Zouaves
de la  Garde Impériale Second Empire.
Jules Schneider - Artillerie
de la  Garde Impériale Second Empire.
Liste des ensembles de petits soldats réalisés par Jules Schneider.

XVIII siècle : Corps militaire des Corporations de Strasbourg.
Armée de Louis Philippe : Infanterie légère 1836 - Infanterie de ligne 1836 - Zouaves - Génie - Lanciers d'Orléans - Lanciers de Nemours - Artillerie et train d'artillerie - Équipages de la flotte - Cuirassiers 1er et 5eme régiments - Carabiniers 1er et 2eme régiments - Chasseurs à cheval 1er, 7eme et 10eme régiments - Dragons 5eme et 7eme régiments - Hussards 1er, 2eme, 3eme, 4eme, 5eme, 6eme régiments - Gendarmerie de la Seine - Pompier de Paris - Gendarmerie départementale - Douaniers - Infanterie de Marine.