samedi 28 septembre 2013

ARTILLERIE A CHEVAL ET TRAIN D'ARTILLERIE DE LA GARDE ROYALE, EPOQUE RESTAURATION. 1824

Uniforme de l'Artillerie de la Garde et Train d'Artillerie, époque Restauration 1824. 
Aquarelle originale non signée, époque XX. 
Collection particulière.

Fabuleuse aquarelle originale, non signée. Qualité d'illustration et rendus incroyables, dans un style proche de Maurice Toussaint. A nouveau un sujet sur l'armée époque Seconde Restauration, après un premier article sur les Tambours Majors.

Artillerie de la Garde et Train d'Artillerie, époque Restauration 1824.
Collection particulière.

Artillerie de la Garde et Train d'Artillerie, époque Restauration 1824.
Collection particulière.
Artillerie de la Garde et Train d'Artillerie, époque Restauration 1824.
Collection particulière.
Artillerie de la Garde et Train d'Artillerie, époque Restauration 1824.
Collection particulière.
Artillerie de la Garde et Train d'Artillerie, époque Restauration 1824.
Collection particulière.
Pour les passionnés de cette époque, aux uniformes impeccables, uniformes de parade, je recommande vivement le livre "L'armée Française sous la Restauration 1814-1830" aux Editions du Canonnier et les gravures de Alfred de Moltzheim, dont voici quelques aquarelles originales sur le même sujet, actuellement en vente sur le fabuleux site de Bertrand Malvaux les Editions du Canonnier
1817. Garde Royale. Train d'Artillerie.
Alfred de Moltzheim
1820. Garde Royale. Artillerie à Cheval.
Alfred de Moltzheim
1824. Garde Royale. Artillerie à Cheval. Chef d'Escadron. Alfred de Moltzheim
1824. Garde Royale. Artillerie à Cheval. Alfred de Moltzheim
1824. Garde Royale. Artillerie à Cheval. Alfred de Moltzheim
Même si le prestige et la fougue des campagnes du 1er Empire, était encore dans la tête de beaucoup des militaires qui servaient ce nouveau pouvoir, la seule campagne d'Espagne de 1823, ne permettra pas à elle seule, à redonner à cette nouvelle armée, les faits de guerre qu'elle aurait pu avoir envie de broder sur ces drapeaux. Armée de transition quelque peu oubliée, et bien moins représentée dans les livres.     

dimanche 15 septembre 2013

65 000 VISITES AUJOURD'HUI SUR LE BLOG


Aujourd'hui les 65 000 visites, sur le blog, sont atteintes. Merci a l'ensemble des suiveurs, passionnés, volontaires ou involontaires.
Merci aussi aux sites partenaires qui en parlent et en font de la publicité.

Vous pouvez devenir membres, pour augmenter le nombre des suiveurs.

N'oubliez pas devenir fan de ma page "Soldaademohler" sur Facebook.

dimanche 8 septembre 2013

NAPOLEON III ET SA GARDE PAR MAURICE TOUSSAINT SECOND EMPIRE

La Garde Impériale Second Empire. 
Maurice Toussaint. Les Editions Militaires Illustrées. 
Collection particulière.























TAMBOUR MAJOR DES GRENADIERS DE LA GARDE IMPERIALE SECOND EMPIRE

Mon découpage - Notre musée du costume - XXVI - Tambour Major des Grenadiers de La Garde Impériale Second Empire. 
JOB.
Collection particulière.

Extrait d'un journal pour enfant illustré par JOB du début XXème, qui donnait la possibilité de reconstituer des personnages dans leurs costumes historiques. Un découpage pour enfant, simple mais astucieux permettait de montrer la figurine de papier de face et de dos.
Mon découpage - Notre musée du costume - XXVI -
Tambour Major des Grenadiers de La Garde Impériale Second Empire. JOB


"Certe voici un beau militaire. Bien campé sur ses longues jambes, le torse cambré, la tête droite, il en impose par sa prestance. Un simple détail d'ailleurs vous donnera une idée de sa taille : pour entrer dans les grenadiers de la garde, il ne fallait pas avoir moins de 1m. 76 centimètres de hauteur. Si l'on songe que le tambour-major devait dépasser de la tête l'homme le plus grand du régiment, on devine quel géant ce devait être. Mais aussi, quand il s'avançait à la tête de la colonne, en faisant tournoyer sa lourde canne qu'il lançait parfois en l'air pour la rattraper au vol, il soulevait l'enthousiasme de la foule. De très loin on apercevait son plumet tricolore et sa large poitrine toute resplendissante de dorures. L'uniforme des tambours-majors était, en effet, d'une très grande richesse, surtout dans la garde, comme vous pouvez le voir. On peut dire qu'ils étaient dorés sur toutes les coutures. Ils portaient des épaulettes de colonel, et leur sabre coûtait cent cinquante francs - plus cher que l'épée d'un général. Mais les tambours-majors n'étaient pas de simples soldats de parade. Au plus fort des batailles, on pouvait en effet les voir, au milieu des balles qui sifflaient à leurs oreilles, diriger avec un calme imperturbable leurs tambours et leurs clairons. Blessés, ils conservaient la même impassibilité. Au soir de la bataille de Magenta (4 juin 1859), un tambour-major, cruellement atteint au-dessus de la cheville par un biscaïne, dut subir l'amputation de la jambe. "Monsieur le major, fit-il au moment où on allait l'opérer, je vous demande qu'une chose  : laissez-moi fumer une toute petite pipe et je suis à vous…" La permission accordée, notre tambour -major bourre sa pipe, l'allume, et en tire quelque bouffées avec une évidente satisfaction. Puis, la retirant de sa bouche, il la pose à la portée de sa main, et s'adressant au chirurgien  : "Allez, dit-il, je suis prêt."


Tambour Major des Grenadiers de La Garde Impériale Second Empire -1854-1870.
Henry Boisselier - Collection particulière.
Quand tout fût terminé, sans qu'il eût poussé d'ailleurs un seul cri de douleur, le blessé étendit la main et reprit sa pipe, qui n'était pas encore éteinte. Avisant alors un officier autrichien, sur qui on allait pratiquer une opération semblable à la sienne  : "Pauvre diable ! " s'exclama-t-il avec commisération. Et il continua de fumer tranquillement. Ces colosses si courageux étaient généralement d'une très grande douceur et d'une très grande bonté. Un touriste français qui suivit à peu près toute la guerre d'Italie, raconte qu'un jour parcourant un de nos camps, il rencontra un tambour-major de grenadiers qui se promenait avec un moineau perché sur son épaulette. Ils allaient l'un portant l'autre, et les gens les regardaient passer, le soldat fumant, l'oiseau piaillant. Le touriste s'approcha : " Vous faites donc l'éducation des oiseaux, mon brave ? " Demanda -t-il. Le tambour-major sourit : " Ça, monsieur, c'est un orphelin de Montebello. Nous courions après les Autrichiens,à la sortie du village, à travers champs. Les balles pleuvaient dans les arbres comme la grêle, et cette pauvre bête, effrayée par la fusillade et par les roulements de mes tambours, me tomba de quelque nid sur les bras. Je la ramassai et je la mis dans mon bonnet à poil..."

Je recommande sur le sujet  : 
"Grenadiers et Voltigeurs de la Garde Impériale de Napoléon III" par André Jouineau, Editions LRT - Tenues du passé.
"La Garde Impériale de Napoleon III" par Louis Delperier, Bertrand Malvaux-Editions de Canonnier.
"Les Grenadiers de la Garde de Napoleon III" par Lucien Rousselot, planches 92 et 104.
Réédition aux éditions LCV.   

dimanche 18 août 2013

ARTILLERIE EN CAMPAGNE SECOND EMPIRE ISIDOR PILS

Campagne du Second Empire 1854-1870, servants et pièce d'artillerie en batterie. 
Isidor Alexandre Auguste Pils.
Collection particulière.
Artillerie en campagne - Second Empire - 1854/1870 -
Aquarelle -Collection particulière

Aquarelle originale non signée, portant au verso une simple inscription rajoutée "Pils" ?  

"Fils d’un soldat du maréchal Oudinot, Isidore Pils manifesta tôt ses talents. À l’âge de douze ans, il entre dans l'atelier de Guillaume Lethière, auprès duquel il étudie son art pendant quatre ans. Lauréat du Prix de Rome en 1838 dans la catégorie peinture d’histoire avec Saint Pierre guérissant un boiteux à la porte du Temple. Il s’ensuit un séjour à l’Académie de France à Rome à la villa Médicis, alors dirigée par Ingres. De santé fragile, tuberculeux, il part en convalescence à Ischia pendant l’été 1839. Pendant son séjour en Italie il visite Naples, Venise et Florence. Ses premières peintures sont d’inspiration religieuse.

Isidore Alexandre Auguste Pils
Suivant les troupes françaises en Crimée (1854-1855) ou en Orient il commence à s’orienter vers la peinture militaire. Son œuvre la plus célèbre est Rouget de L’Isle chantant pour la première fois la Marseillaise en 1792, chez Dietrich à Strasbourg. Ce tableau fut terminé en 1849. En 1860, il partage son atelier, à Paris, avec le peintre Alfred de Dreux. Son tableau la fête donnée à l’Empereur et à l’Impératrice à Alger en 1860 fait partie de l’Exposition universelle de 1867.

Nommé professeur de peinture à l’école des beaus-arts de Paris en 1863, il part, la même année, passer deux ans en Algérie où il peint, malgré la maladie. En 1867, il entre à l’Académie des Beaux-Arts et est promu officier de la Légion d'honneur. Il peint de nombreuses scènes militaires pendant le siège de Paris par les Prussiens en 1871. Il est choisi pour exécuter une partie du plafond du grand escalier de l’Opéra de Paris.

Son style est naturaliste et orientaliste.

Au moment de sa mort en 1875, ses dernières paroles exhortent les peintres à travailler « d’après la nature » "(article a consulter sur Wikipedia)

Quelques oeuvres comme illustrations trouvées sur différents sites de vente ou musées.

Isidore Alexandre Auguste Pils -
Pièce en batterie.
Isidore Alexandre Auguste Pils -
Chasseur à pied.
Isidore Alexandre Auguste Pils-
Chasseur à pied.
Isidore Alexandre Auguste Pils - Chasseurs à pied au repos.
Isidore Alexandre Auguste Pils - Chasseur à pied.
Isidore Alexandre Auguste Pils - croquis.
Isidore Alexandre Auguste Pils -infanterie en campagne -  Crimée
Isidore Alexandre Auguste Pils - Officier artillerie. (Dijon ; musée national)
Isidore Alexandre Auguste Pils - Zouave.
Isidore Alexandre Auguste Pils - Zouave clairon.

mercredi 5 juin 2013

BOERSCH LA LEGION NOIRE ET 14eme DEMI BRIGADE LÉGÈRE - PETITS SOLDATS DE STRASBOURG

Légion noire et 14eme Demi Brigade Légère.  
Boersch.
Collection Musée de l'Image Populaire de Pfaffenhoffen (photo Annabelle Durupt)

Extrait du catalogue de vente de l'année 1970. "Formé en Bretagne par le Général Hoche, en avril 1796, en vue de l'expédition d'Irlande, cette Légion fut organisée sous le nom de "1er Légion des Francs". 
Lot n° 22 Musiciens et Tambour-Major de la 14eme Demi Brigade Légère 1799.
Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.


Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.
Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.
Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.
Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.
Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.
Photo - Annabelle Durupt / Conservation PNR Vosges du Nord / 
Musée de l’Image Populaire de Pfaffenhoffen.


Article de Didier Davin dans le Bivouac 1996

HISTOIRE DE LA LEGION NOIRE 1796-1799
La Légion Noire par Th.Carl.

C’est en 1796 que le général Hoche ,auréolé de la victoire de Quiberon et de la pacification de la Vendée est chargé d’ envisager une expédition pour l’ Irlande. Le 28 Décembre 1795, les forces de l’ Ouest de la France étaient réunies sous sa main en une Armée des Côtes de L’Océan. En prévision , un certain nombre d’ unités spéciales sont organisées, parmi elles ,une deviendra particulièrement célèbre : La première Légion des Francs ou Légion Noire. Elle donnera naissance à la 14e Demi brigade Légère.



LA NAISSANCE DE LA LEGION NOIRE Mai -Juin 1796


En Mai 1796, à l ’ Armée des Côtes de l’ Océan parut un ordre du jour du Général en chef, Hoche, demandant des officiers et des hommes de bonne volonté et robustes pour prendre part à une expédition lointaine où il y aurait de la gloire à moissonner. Chaque Demi brigade envoya à Rennes un petit contingent pour former la 1er Légion des Francs.( Note 1) Puis sommairement organisée,en Juin, on transporta cette troupe à Saint Malo pour l’ habiller. On avait, avec les uniformes de prise faite à Quiberon, retaillés et reteints de nouveaux habits de fond brun distingués de bleu céleste , donnant ainsi à cette légion son nouveau surnom :« la Légion Noire»

Les 1550 hommes furent réorganisés en trois bataillons d’ infanterie ( chacun à une compagnie de carabiniers et 9 de chasseurs), un escadron de cavalerie de 70 hommes mis sous les ordres du chef d’ escadron Corbineau, un futur général , et une batterie de 36 artilleurs. Le tout fut placé sous l’autorité du général Humbert et du chef de brigade Laplanche- Morthières .



Note 1 : ce n'était pas la première fois que la République formait une Légion, de nombreuses formations françaises ou étrangères au service français avaient eu cette dénomination. Le qualificatif de Légion des Francs n’ était pas non plus original : en 1793, une Légion des Francs avait été formée durant le siège de Mayence puis avait été envoyée en Vendée. Francs voulait simplement dire «libre:» en dehors des régiments réguliers.




L’EXPEDITION MANQUEE (Décembre 1796- Janvier 1797)


La Légion fut réunie à Brest où embarquerait le corps expéditionnaire pour
l’Irlande. Elle était affectée à la division d’avant Garde sous le général Lemoine.


La flotte qui devait porter l’expédition était composée de 17 vaisseaux, 14 frégates, 6 corvettes et 7 transports, répartie en trois escadres; Malheureusement la valeur des équipages ne suivait pas… Totalement désorganisée par la Révolution notre Marine avait le plus grand mal à se reconstituer. L’ amiral Villaret de Joyeuse initialement chargé du projet et foncièrement hostile à celui-ci fut remplacé par Morard de Galles.

La Légion embarqua sur Le Nestor, le Cassard et Les Droit de l’ Homme… L’escadre qui leva l’ancre le 15 Décembre 1796 , après avoir perdu une unité dès le départ,
(le Séduisant), fut dispersée par une tempête au large d’Ouessant. Elle arriva en ordre dispersé dans la baie de Bantry. Hoche ayant du rester en arrière sur la frégate «La Fraternité» avec Morard de Galles, séparée du reste de la flotte.
Grouchy à qui échouait le commandement en l’absence de Hoche malgré les adjurations d’Humbert et des Irlandais, et sur les conseils des marins, en raison des conditions météo, se refusa à débarquer. 
A l’annonce d’une nouvelle tempête, le contre amiral Bouvet fit faire demi tour et le 1er Janvier 1797 était de retour à Brest. Quelques unités furent perdues ou capturées.

 Sur le chemin du retour le vaisseau «les Droits de l’ Homme» commandé par le futur amiral Lacrosse se vit attaqué par deux frégates anglaises, en baie d‘ Audierne. 
Il combattit bravement rendant coup pour coup avec son équipage et 600 hommes de la Légion des Francs à son bord (dont le général Humbert, le chef d‘ escadron Corbineau, le capitaine Bigarré….); 
Mais au milieu d’une tempête, démâté et sans gouvernail, il s’ échoue sur des hauts fonds et se disloque progressivement sous les assauts des vagues. Les survivants du combat puis du naufrage devront attendre plusieurs jours dans des conditions épouvantables que l’on puisse venir les secourir. 

La Légion Noire eut des pertes inutiles au cours de cette expédition : environ 500 hommes disparus en vain.
Elle se renforça donc à Caen avec de nouveau volontaires; toujours sous le commandement de Laplanche Mortières, et rejoignit Hoche qui venait de prendre le commandement de l’Armée de Sambre et Meuse, semant sur son chemin des souvenirs de pillage… 




L’ARMEE DE SAMBRE ET MEUSE ET LA CAMPAGNE DU RHIN


De retour à Paris Hoche s’était donc vu confier l’Armée de Sambre et Meuse.

Une armée en piteux état, gangrenée par la corruption des fournisseurs.
Tout en rétablissant une administration saine, Hoche s’était fait suivre d’un certain nombre d’unités et d’officiers de l’ Armée d’Irlande parmi lesquels se trouvait la Légion Noire qui arrivait à Cologne,alors que Bonaparte marchait sur Vienne à partir de
l’Italie, Hoche franchissait le Rhin à Neuwied dans la nuit du 17 au 18 Avril 1797 après avoir débordé les Autrichiens en aval..
La Légion des Francs faisait partie de la division Watrin. Des assauts répétés sur les redoutes ennemis qui défendent la position forcent l’ennemi à se retirer poursuivis par la cavalerie française. Les Français talonnaient les Autrichiens sur le Main quand l’annonce de l’ Armistice de Léoben arrête les combats….


Suite à un décret de Décembre 1796, les droits civils avaient été rendus aux émigrés; ceux-ci rentrèrent en France. En mouvement parallèle le vote censitaire de 1795 réservait le droit de vote aux propriétaires. La combinaison des deux faisaient que mathématiquement les élections de 1797 furent gagnés par les Royalistes… Pichegru devenait président du Conseil des Cinq Cent et le ci devant marquis de Barthelemy devenait Directeur le 6 Juin 1797. Ce qui ne faisait pas les affaires de trois autres directeurs  «républicains» : Barras, La Revellière et Reubell. 

Un coup d’état s'imposait donc pour dénouer la situation. Les troupes de Hoche furent amenées à Paris le 17 Juillet sous le prétexte de rejoindre la Bretagne… La Légion Noire en faisait partie, ce qui lui permit de se quereller avec la Garde du Corps Législatif… 
Nous passerons sur les détails de ce coup d’Etat du 18 Fructidor (4 septembre 1797) qui en fait fut conclu par le général Augereau, envoyé d’Italie par Bonaparte. 

Le 19 Septembre 1797, mort de Hoche
. Départ pour l’Alsace de la Légion Noire où elle se fait remarquer par ses trafics divers… 
La Légion Noire devient la nouvelle 14e Demi brigade légère mais conserve son organisation et son uniforme. Nous allons voir le sort de sa cavalerie, quant à sa petite artillerie elle sera versée dans celle de l’Armée. 

Le 23 Septembre 1797, les Armées de Rhin et Moselle et de Sambre et Meuse sont réunies en une seule Armée d’Allemagne que le Directoire confie à Augereau en remerciement de son rôle dans le coup d’Etat du 18 Fructidor ;
 Celui-ci, à l’ imitation de son ancien chef Bonaparte, se constitue un régiment de Guides Hussards qu’il confie à son aide de camp Fournier(Sarlovese).
 La cavalerie de la Légion Noire en forme bientôt une des composantes.


En Décembre 1797, l’Armée d’Allemagne se redivise en corps d’Armée du Rhin (qui durera jusqu’ en Février 1798) et Armée de Mayence.





1798 : LA 14E DEMI BRIGADE LEGERE EN HELVETIE 



La grande affaire de cette année 1798 en Europe se passe en Suisse, qui est alors un conglomérat hétérogène de cantons et de «pays sujets» aux régimes politiques différents. 
La France a intérêt à y établir un glacis protecteur et à s’ y assurer des communications vers l’Italie maintenant que Bonaparte en a contrôlé le Nord. 
Aussi dès la fin 1797, la République y intervient : le général Bonamy envahit l’Erguel et occupe les vallées de Moutiers et de Saint Imier. 
Prenant prétexte de troubles sociaux dans le Pays de Vaud, alimentés en sous main par nos agents, les troupes françaises mises sous le commandement du général Brune interviennent.
 Cinq demi brigades se massent près de Thonon aux ordres du général Menard, tandis qu’ une division de l’ Armée du Rhin sous le général Schauenbourg ( avec la Légion Noire -14e Légère) se trouve près de l’ évêché de Bâle. Une armée de soldats affamés et dépenaillés qui vont se jeter sur le pays, s’ y comporter en pays conquis et non futur allié, et s’ y servir par la force de tout ce qui leur manque… La frontière est franchie le 27 Janvier 1798, pour protéger la République Lémanique proclamée par le Pays de Vaud, qui lève un corps de volontaires au coté des Français.
Menard occupe Lausanne le 29 Janvier.
Les cantons de Berne, Fribourg , Zurich, soutenus par ceux de Suisse Centrale ont mobilisé leurs milices soit 30.000 hommes et les ont placés sous le commandement du général d’ Erlach.
En attendant des renforts de chaque coté on temporise.
Les hostilités reprennent le 1er Mars, Schauenbourg culbute les avants postes suisses et se porte sur Soleure qui se rend à la première sommation. Pendant ce temps plus au Sud, Fribourg tombe après un assaut des troupes du général Brune. Les soldats de Rampon, prennent Morat et rendent les honneurs aux ossements des compagnons de Charles le Téméraire !
Les Suisse se regroupent pour défendre Berne. Schauenbourg marche sur la ville et se heurte aux Helvètes . Le 5 mars à Faubrunnen, les charges de la 14e Légère et 89e de Ligne et des 7e et 8e Hussards brisent une résistance héroïque qui se reforme trois fois . 
Le 6 mars à 2 heures de l’ après midi Schauenbourg fait son entrée dans Berne. Il y sera rejoint par le général Brune arrivé du Sud et qui a du combattre à Neuenegg contre des Bernois qui ont arraché une victoire sans intérêt pratique.

 Une république Helvétique une et indivisible est proclamée avec 23 cantons, tandis que Brune quitte le pays le 28 Mars . Les mauvaises langues diront avec les fruits d’ un pillage personnel bien conduit !
 Schauembourg reste alors chargé du commandement des troupes françaises.
La nouvelle constitution n’est pas acceptée par les cantons de la Suisse Centrale.
 Schauenbourg marche sur Zurich qu’il occupe après des combats à Mellingen, Zug et Lucerne en Mai 1798.
 C’est aussi le Valais qui se révolte à la même période et qui doit être soumis par la force. 
En Août et Septembre c’est au tour du Niedwald de s’insurger ; L’Armée française y envoie des régiments dont la 14e Légère. Les combats sont féroces et les soldats français se livrent au massacre de la ville de Stans. L’arrivée de Masséna à la tête de l’ Armée d’Helvétie correspond à une première offensive sur les Grisons dès le 6 mars.

 Six jours plus tard, un ultimatum est envoyé à l’Autriche et malgré leur faiblesse les troupes françaises passent à l’attaque les premières. Jourdan et Bernadotte franchissent le Rhin. Le choc a lieu à Stokach le 25 Mars : les Français doivent se replier. 
Les troupes de Masséna pendant ce temps ont avancé à partir des Grisons. Massena se voit confier aussi le commandement de l’Armée du Danube de Jourdan qui a reculé. 
En Italie, la situation n’ est guère brillante non plus. Les Russes viennent à marche forcée en renfort des Autrichiens.
 Risquant d’être pris entre les deux branches
d’une tenaille au Nord et au Sud de ses positions, il replie son dispositif autour de Zurich tandis que ses lieutenants livrent de très brillants combats de retardements.
A la première bataille de Zurich le 4 Juin 1799, la 14e légère est presque anéantie mais Masséna pu se replier derrière la Limath espérant des jours meilleurs.

Reconstituée à Huningue, la 14e Légère fut vêtue avec les uniformes de l’infanterie légère de la République… La Légion Noire avait définitivement vécu…

LES TENUES DE LA LEGION NOIRE


Nous avons vu que la Légion Noire fut habillée grâce à des uniformes pris à Quiberon et reteints.

 Sa première tenue ( entre 1796-1797) fut un habit court marron fermant sur le devant sans revers et le chapeau classique de l’ infanterie de la République qui avait été récupéré des anciens uniformes. Le tout avec les distinctives classiques des carabiniers et des chasseurs. 
(épaulettes, plumet, dragonne écarlate ou verte). 

Les boutons sont blancs et les distinctives de grade argent. La couleur bleu céleste se retrouve au parements carrés, à la doublure et aux retroussis des basques courtes, et au collet retombant. 
La buffleterie est blanche. La culotte bleu céleste rentre dans des demi guêtres noires. 
Les officiers portent alors un surtout à basques longues sans revers et des bottes à discrétion..

Des revers en pointe passepoilés bleu céleste vinrent ensuite agrémenter le tout, de même, que des «améliorations» furent apportées à l‘ uniforme. La date exacte de leur apparition reste discutée. L’inspiration est très nettement suisse ou alsacienne (cfr les pontonniers de Strasbourg). 
Le collet devient droit et s‘orne d‘un bouton latéral, et les parements sont en pointe. Le chapeau se porte à présent avec un bord relevé sur le coté agrémenté d’un plumet retombant et de floches écarlates pour les carabiniers. Le gilet devient écarlate à deux rangs de boutons blancs.
La culotte reste bleu céleste mais un pantalon de route blanc peut aussi être porté. 

En Suisse il semble d’après les documents helvétiques que l’on s’inspira aussi des tenues de milices bernoises, vraisemblablement par «récupération». Ce qui fait que l’on se retrouve avec des variantes dans les formes des parements et des poches ou du nombre de boutons.

 La collection Carl nous donne la tenue des tambours de carabiniers et des musiciens avec les revers entièrement bleu céleste, un galonnage blanc ou argent et une buffleterie noire. Le plumet est tricolore.